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Les Lambo'loux

La pénurie d’or noir

«Dépendants du pétrole ? Allons donc ! », entendons-nous parfois. Et pourtant… Que ceux qui n’y croient pas encore viennent faire un tour chez nous ! Après la “pénurie”* de sucre (qui dure toujours), voici la “pénurie”* de carburant. Rien de bien méchant au début, 2-3 jours de files aux stations service opérationnelles puis tout revenait dans l’ordre. Mais depuis 10 jours, pas de solution à l’horizon. Dès 4h du matin, les files commencent aux stations qui fonctionnent encore et ce, pour tout la journée, ou quelques heures selon le stock. Les heures d’attente guettent les bus, les taxis, les particuliers, les camions et les motos et les distributions sont rationnées.

C’est tout un système économique qui est chamboulé. Les travailleurs et fonctionnaires ne trouvent plus de bus approvisionnés pour se rendre au travail, les chauffeurs ne trouvent plus d’essence pour gagner leur croûte, les embouteillages se multiplient derrière les véhicules en panne, les marchandises sont transportées au ralenti, le prix des trajets en bus ou taxi explose et le marché noir aussi…

Même l’hippopotame que nous avons croisé hier soir, broutant l’herbe du terrain de foot près de la station service du coin (hihi !) n’en croyait pas ses yeux…

La logistique énergétique se complique: “si on n’a pas de courant pendant longtemps, il faut aller faire les courses plus souvent ou manger dehors, faute de frigo”. “Oui, mais si on n’a pas de carburant, il vaut mieux faire les courses en une fois!”.  “Mais en même temps, s’il y a une coupure d’eau, c’est difficile de faire cuire les patates à la maison”… Rhoooooo! Et nous ne parlons même pas de ceux qui utilisent un générateur au pétrole en cas de panne de courant!

Bon… ce n’est pas l’Afrique qui va s’adapter à nous, faisons au jour le jour. Nos habitudes vont une fois de plus devoir changer : et si on allait à pied au boulot tous les jours ? 🙂

* pour les explications que ce terme recouvre, vous pouvez nous contacter 😉

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Ouganda I : Kampala et Mabira Forest

Bonjour à tous,

Voici enfin le récit de nos aventures de Paques 🙂
Nous avons pris un break de 10 jours pour nous rendre « dans le coin » et visiter l’Ouganda ! La destination était surprise pour Nicolas, j’ai plus ou moins réussi à garder le secret jusqu’au matin du départ.

Nous avons commencé par nous installer 3 jours à Kampala, heureusement un peu à l’écart du centre ville bondé et frénétique. La plus grande surprise : les supermarchés, le cinéma et les centres commerciaux ! Nicolas et Céline, les deux extraterrestres qui découvrent la modernité. Ni une ni deux, nous en avons profité pour racheter des vêtements (pour moi) et flâner dans les rayons de produits somme toute banals mais ô combien incroyables pour nous !
Quel plaisir aussi de se promener dans une atmosphère légère, moins imprégnée de vigilance, de pauvreté et de méfiance. Cela nous a fait le plus grand bien.

Le deuxième jour, l’appel de la forêt s’est fait sentir 🙂 . J’avais entendu parler d’un camp tyrolienne dans la forêt de Mabira et nous étions curieux d’aller y faire un tour. La première jungle rencontrée fut la gare des bus de Kampala !


Après plusieurs demandes en anglais-luganda, nous voici devant un mini bus qui, apparemment, prendra la bonne route. Le mot d’ordre ici est « fais confiance ou ne fais rien» ! En attendant que le bus soit bondé (rentabilité max !), nous avons été distraits par le pharmacien du coin venu vanter les miracles d’un de ses produits. Malgré notre très faible niveau de luganda, nous avons compris que sa poudre faisait des miracles contre les rhumes, les maux de ventres et les maux de tête. Quand le pharmacien qui vendait un flacon à une jeune femme a fait un petit clin d’oeil en direction de son mari accompagné d’un mime explicite, nous avons conclu que la poudre en question devait aussi solutionner un autre genre de tracas!
30 minutes plus tard, enfin, nous voilà partis. Sur le bord de la route durant le trajet, nous avons ensuite été témoins d’un vol de gsm. Le voleur s’est enfui en courant sous les cris des passagers du bus qui tentaient de l’attraper, penchés par les fenêtres ! Nous avons donc à nouveau fait confiance au chauffeur pour qu’il roule droit et ne cède pas au mouvement !

Nous sommes finalement tant bien que mal arrivés à destination, au milieu d’une petite ville. Pour se rendre dans la forêt, nous avons pris 2 bodas bodas (taxi moto), qui nous ont emmenés à travers des plaines splendides. Soudain, au détour d’un tournant, est apparue d’un coup la forêt Mabira : waw ! Un gigantesque mélange d’odeurs, de couleurs, d’arbres immenses et de méli-mélo de lianes sur lesquelles l’on s’attendrait à voir passer Tarzan.
Arrivés au camp, une petite pause lunch s’imposait après nos aventures du matin… entre « bolo » ou « poisson du lac», nous avons opté pour le second, plus local… Mmmh, une tête de tilapia! Bon appétit :


Impatients, nous avons ensuite écouté les consignes, nous sommes équipés, puis, en route dans la forêt ! La tyrolienne était composée de 6 tronçons au-dessus de la canopée, de plus en plus longs. Le plus dur fut de grimper le premier arbre, à 80m de hauteur. Notre moniteur, en chemise, a couru tranquillement en haut de l’arbre, sans corde. Il nous a précisé que nous étions attachés afin de ne pas risquer de tomber si nous étions surpris par une chenille 🙂 Nous voilà rassurés!

   

Quel spectacle et quel sensation d’être près des oiseaux, en haut d’un arbre qui bouge avec le vent 🙂


Haaayiyayiyaaaa !!!!!!!

(La suite au prochain épisode et d’ici là, portez-vous bien 🙂 )

 

Visite d’Henri et Amaury :)

Qui a dit que nous habitions loin ? Ce n’est ni la distance, ni les aléas adminsitratifs qui ont découragé nos deux amis Henri et Amaury de « faire un crochet » par chez nous après un tour en Tanzanie !

S’ils nous lisent, qu’ils sachent que ce fut un réel plaisir de passer 4-5 jours en leur compagnie !

Malgré nos horaires de travail, nous avons pu organiser de chouettes visites dans nos lieux quotidiens. Quant à moi, j’ai pris congé vendredi: et hop, nous voilà partis pour la réserve de la Rusizi, à quelques km au nord de Bujumbura. Malgré que la réserve ait perdu ses touristes d’antan, nous avons été très bien accueillis par notre guide, qui nous a fait monter sur un petit bateau sur la rivière Rusizi, direction le lac.

Armés de jumelles, nous avons pu observer de près les hippos qui paraissaient le long des berges.

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Au retour, un petit verre sur la plage en admirant le calme paisible du lac et les pirogues passer nous a encore permis d’apercevoir quelques hippos bailler aux corneilles.

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Une soirée jusqu’aux petites heures nous a poussés à passer un samedi farniente, au bord de la piscine et de la plage. D’aplomb le dimanche, nous revoilà partis pour une matinée en bateau sur le lac Tanganyika, avec une baignade au milieu ! Pas de panique, avec ses 2km de fond, pas d’hippo ou de croco dans ces zones là (mais on y pensait quand même…).

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Qui seront nos prochains visiteurs ?

Les transats vous attendent ! 🙂

Visite d’une école primaire

Ijenda

Après de longues semaines sans sortir de la capitale, ça y est, nous partons une journée dans les collines ! Nous avons jeté notre dévolu sur Ijenda, gros village perché dans les collines de l’intérieur du pays, réputé pour ses décors, ses balades et sa facilité d’accès (seulement 1h30 de bonne route goudronnée) !

Comme vous l’avez peut-être déjà appris, Bujumbura est dans la plaine de l’Imbo, le long du lac Tanganyika mais la majorité du pays est composée de collines aux décors et climats variés. La route nous a donc assez vite éloignés du Lac pour monter à l’assaut des collines, quel changement de décor ! Une fois le Lac hors de vue, je me sentais un peu perdu… Ici, plus question d’hippo et de croco, les palmiers sont moins abondants et place aux … conifères !

Arrivés sans embuches au village (toujooouuurs suivre la route),  le comité d’accueil des enfants curieux nous attendaient tout sourire dehors. Après les traditionnels, “Muzungu !”  (“Le blanc !”), omniprésents et quelques “Donne-moi la sucette, le bonbon, la cahier,le …. “(complétez par l’objet de votre choix), nous nous mettons en route pour une petite balade.

Les décors sont incroyablement différents de ceux de la plaine, ici tout n’est que courbes, vallons, vaches, chèvres et compagnie. On se serait cru dans la Comté, chez les Hobbits du Seigneur des Anneaux. Nous étions souvent escortés de près ou de loin par quelques enfants, s’amusant à nous espionner et nous mimer.

Le plus important, ce n’est pas mon blabla mais les photos, voyez par vous-mêmes !

Le grand air et le soleil nous ont clairement fait le plus grand bien ! J’ai pu refaire mon bronzage déclinant (moui, mouiii) et Céline refaire ses “zone’clash” (contractés quelques jours avant à …. un enterrement).

Le choc socio-éco-culturel et le fait d’être tout le temps dévisagé (souvent avec bienveillance) étaient assez fatigants émotionnellement mais sortir de la ville nous a procuré une belle bouffée d’oxygène, d’air frais et de vaches  =) .

Les crêpes sans…beurre!

Joyeuse Chandeleur!

Pour ceux qui veulent en profiter sans trop “s’enrichir” ou pour ceux qui comme nous, manquent de beurre dans leur contrée, voici la recette des crêpes adaptée 🙂

Ingrédients pour 2-3 personnes, à mélanger dans l’ordre:

  • 3 oeufs (avec éventuellement les blancs en neige à la fin)
  • 0,5 L de lait
  • 1 pincée de sel
  • 225 gr de farine (1 cup)
  • 1 cuillère à soupe d’huile (olive, tournesol…)
  • 1 lampette de bière, facultative (ici la Primus fait l’affaire!)

Bon appétit !

Cibitoke

Ca y est, je trépignais en y pensant, voila enfin ma première sortie sur le terrain!

J’ai eu l’honneur d’accompagner l’ambassadeur à Cibitoke, province du nord du Burundi, prise en sandwich entre la RDC et le Rwanda. Il parait qu’à sa pointe, on peut voir les deux frontières à la fois, je n’ai pas eu la chance d’aller jusque là. C’est aussi la province des ananas par excellence. A la question de savoir où ils poussent exactement, la réponse d’un burundais est sans équivoque: “précisément, dans la campagne”. Reste que nous n’avons vu aucun champ malgré la précision de l’indication 😉

Bref, me voici à 8h avec mes bottines, un pull, ma gourde et mes galettes de riz, prête à monter dans l’énorme voiture blindée agrémentée du petit drapeau belge (un peu ridicule). L’escorte militaire est là, nous voilà partis! (amusant mais quel cirque tout de même…)

Qui dit visite officielle, dit rencontre du dirigeant local, heureux de vanter la sécurité et le bien-être de sa région. Même si “tout va bien dans le meilleur des mondes”, il nous sera possible dans la journée de néanmoins… comment dire…. entr’apercevoir au détour de certains chemins… certains… disons… euh… points d’amélioration!

Tout le protocole s’est joint à nous pendant la journée, j’étais la seule femme au milieu de 20 hommes. Voilà qui est idéal pour observer les choses et passer inaperçue. Pour les locaux, j’étais littéralement invisible, ou plutôt indigne d’intérêt! La visite a débuté par un centre de santé, au milieu d’une colline et d’un village paumé. Pour autant qu’on puisse appeler cela un centre de santé… 3 bâtiments accueillent un service de maternité, de consultations prénatales et de planning familial ; un service de consultations ambulatoires et le logement des infirmiers. Il a été ouvert en novembre et les couloirs sont déjà remplis. Pas de médecin, juste quelques infirmières qui relayeront les cas les plus graves vers les centres et hôpitaux plus gros de la région (à minimum 30 min de route). Quasi pas de matériel, tout au plus du désinfectant et une table d’accouchement. Et le comble : pas d’électricité et quasi pas d’eau ! La honte… L’idée avait été d’installer des panneaux solaires sur le toit mais visiblement la gestion des fonds en a décidé autrement. En tant que membre de la coopération belge, j’avais un peu envie de disparaitre ! Le travail de prévention est dur : par exemple, les moustiquaires distribuées pour prévenir le palu sont souvent réutilisées par les villageois en filets de pêche ou protection pour leurs cultures. La pauvreté est impressionnante…

Nous avons ensuite traversé quelques villages pour déboucher sur une magnifique vallée dans laquelle a été construite une prise d’eau (un barrage) qui permet de rediriger la rivière vers des canaux plus petits pour irriguer des champs. Quel plaisir de sortir un peu du bureau et de se retrouver les pieds dans la gadoue au grand air devant un paysage incroyable ! Le dirigeant local avait l’air un peu moins à l’aise dans son beau costume et ses chaussures en croco 😉

Après un diner un peu formel, nous sommes allés visiter un centre de formation professionnelle, dont l’objectif est de devenir autonome grâce aux revenus qu’il génère. Le centre est composé de plusieurs petits bâtiments accueillant chacun une discipline : menuiserie, apiculture, électricité, maçonnerie, transformation agro-alimentaire, plomberie, soudure… L’idée est que les élèves en agro-alimentaire cuisinent pour le centre, que la menuiserie crée les ruches, que les élèves maçons construisent les bâtiments, que le miel et des meubles soient vendus,… bref, une économie la plus circulaire possible. Le défi de trouver des formateurs compétents et de quoi les payer reste par contre présent. Le centre a aussi créé des partenariats avec des artisans qui accueillent des stagiaires et qui, en échange, peuvent « louer » du matériel et des équipements (machines à coudre…) à un prix avantageux sous forme de leasing.

Pour finir la journée, un petit détour par une école primaire, à la limite de la RDC, dotée de nouveaux bâtiments. Quel accueil, ça grouillait d’enfants partout, c’est là qu’on réalise que la démographie explose ici ! Je me suis aussi demandé comment font les élèves pour se concentrer devant un paysage si beau par la fenêtre ! Comme dans la plupart des écoles, l’enseignement est doublé et alterné le matin et l’après-midi : une partie des élèves vient le matin, l’autre l’après-midi afin de limiter le nombre d’enfants par classe (cela permet d’en avoir 40 ou 50 dans les classes au lieu de 80-100 en horaire complet). Pour les profs, ce sont de rudes journées…

J’espère pourvoir avoir accès aux photos prises par mes potes militaires pour vous les partager !

En attendant, gros bisous de Gaspard et à la prochaine!

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Histoire Part. 1

Salut à tous !

Pour la nouvelle année, je vous propose l’histoire du Burundi version allégée en deux parties !

Version allégée oblige, je vais me limiter à deux fils rouges : l’apparition des principaux partis et les ingrédients historiques de la jolie tambouille actuelle. Certains pans de l’histoire ne seront donc pas abordés et certains seront peut-être incomplets, suis pas historien après tout !

Mes deux sources : wikipedia et le petit futé Burundi 😉 .

Première partie :  jusque 1993.

Premièrement, c’est où ?  En bref, vous prenez le milieu de la RDC et vous allez à droite, sous le Rwanda. Les pays limitrophes sont donc la RDC à l’ouest, le Rwanda au Nord et la Tanzanie au sud et à l’est.

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Deuxièmement, c’est quoi ? Et bien c’est une république démocratique de la taille de la Belgique où le peuple va voter tous les 5 ans.

En 1962, le Burundi obtient son indépendance par rapport à la Belgique. Eh oui, c’était une colonie belge ! Avant de nous « revenir » à l’issue de la première guerre mondiale, la région a été sous la férule des Allemands, de 1903 à 1919. Tout comme au Rwanda, la Belgique s’est appuyée sur la population tutsie pour diriger le pays (armée etc.), reléguant les Hutus et les Twas à des rangs inférieurs.

En ‘60, la région s’était munie d’un système démocratique à « plusieurs » partis, l’Union pour le progrès national (UPRONA) et le Parti chrétien-démocrate (soutenu par la Belgique). Après une belle victoire de l’UPRONA en ‘61, le représentant du parti se fait assassiner (sur ordre des Belges ?), augmentant probablement la volonté d’indépendance déjà bien présente.

Premier saut dans le temps, on passe à 1972 ! En dix ans, la situation se retourne quelques fois et une dictature militaire soutenue par l’UPRONA est mise en place. En ‘72, des groupes hutu tentent un coup d’état et appliquent un plan d’extermination des Tutsis (pas de nombre de morts). En « réponse », le pouvoir entame une purge des Hutus, entre 100 000 et 300 000 morts (merci pour la fourchette…). Dur de prendre parti pour l’un ou l’autre hmmm ? La facile et rassurante pensée binaire n’a malheureusement pas sa place ici ! Ce “massacre” reste gravé dans les mémoires et les traumas. Les tabous étant très marqués, ce sujet n’est que très rarement abordé et à demi-mot. Ce tabou de plomb qui permettait aux victimes et bourreaux de vivre côte-à-côte est maintenant source de tension, polarisations et récup. politique.

En bref, avant de sauter en ‘93

  • De ’76 à ’87, le militaire Jean-Baptiste Bagaza est au pouvoir. Formé à l’ERM (Bruxelles), il se concentrera sur le développement économique du pays et se désintéressera assez bien du fossé entre Hutus et Tutsis.
  • De ’87 à ’93, le militaire Pierre Buyoya est au pouvoir. Formé à l’ERM (Bruxelles), Saint-Cyr (France) et Hambourg, il renverse son prédécesseur afin de rétablir une république démocratique et de réconcilier Hutus et Tutsis.

Suite au prochain épisode 🙂  et …. Bonne année 2017 !!!

Le Cappuccino sans… machine!

Dans la vie, il faut s’adapter 🙂  Que faire lorsqu’on est dimanche, qu’une envie de cappuccino vous prend et que le Buja Café où les cappu sont divins est fermé ou un peu loin ? On improvise !

Prenez ½ tasse de lait (rwandais en l’occurrence) et chauffez le doucement dans une casserole (ou au micro-onde pour les mieux lotis)

Dès qu’il est tiède, fouettez le lait en tenant le fouet entre vos deux mains. Le lait monte et mousse comme des blancs en neige !

Entre temps, vous avez fait un espresso avec votre café burundais dans votre cafetière napolitaine (ouf, on l’a emmenée!)

Déposez délicatement la mousse à l’aide d’une cuillère sur le café et dégustez 🙂

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