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Les Lambo'loux

Histoire Part. 1

Salut à tous !

Pour la nouvelle année, je vous propose l’histoire du Burundi version allégée en deux parties !

Version allégée oblige, je vais me limiter à deux fils rouges : l’apparition des principaux partis et les ingrédients historiques de la jolie tambouille actuelle. Certains pans de l’histoire ne seront donc pas abordés et certains seront peut-être incomplets, suis pas historien après tout !

Mes deux sources : wikipedia et le petit futé Burundi 😉 .

Première partie :  jusque 1993.

Premièrement, c’est où ?  En bref, vous prenez le milieu de la RDC et vous allez à droite, sous le Rwanda. Les pays limitrophes sont donc la RDC à l’ouest, le Rwanda au Nord et la Tanzanie au sud et à l’est.

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Deuxièmement, c’est quoi ? Et bien c’est une république démocratique de la taille de la Belgique où le peuple va voter tous les 5 ans.

En 1962, le Burundi obtient son indépendance par rapport à la Belgique. Eh oui, c’était une colonie belge ! Avant de nous « revenir » à l’issue de la première guerre mondiale, la région a été sous la férule des Allemands, de 1903 à 1919. Tout comme au Rwanda, la Belgique s’est appuyée sur la population tutsie pour diriger le pays (armée etc.), reléguant les Hutus et les Twas à des rangs inférieurs.

En ‘60, la région s’était munie d’un système démocratique à « plusieurs » partis, l’Union pour le progrès national (UPRONA) et le Parti chrétien-démocrate (soutenu par la Belgique). Après une belle victoire de l’UPRONA en ‘61, le représentant du parti se fait assassiner (sur ordre des Belges ?), augmentant probablement la volonté d’indépendance déjà bien présente.

Premier saut dans le temps, on passe à 1972 ! En dix ans, la situation se retourne quelques fois et une dictature militaire soutenue par l’UPRONA est mise en place. En ‘72, des groupes hutu tentent un coup d’état et appliquent un plan d’extermination des Tutsis (pas de nombre de morts). En « réponse », le pouvoir entame une purge des Hutus, entre 100 000 et 300 000 morts (merci pour la fourchette…). Dur de prendre parti pour l’un ou l’autre hmmm ? La facile et rassurante pensée binaire n’a malheureusement pas sa place ici ! Ce “massacre” reste gravé dans les mémoires et les traumas. Les tabous étant très marqués, ce sujet n’est que très rarement abordé et à demi-mot. Ce tabou de plomb qui permettait aux victimes et bourreaux de vivre côte-à-côte est maintenant source de tension, polarisations et récup. politique.

En bref, avant de sauter en ‘93

  • De ’76 à ’87, le militaire Jean-Baptiste Bagaza est au pouvoir. Formé à l’ERM (Bruxelles), il se concentrera sur le développement économique du pays et se désintéressera assez bien du fossé entre Hutus et Tutsis.
  • De ’87 à ’93, le militaire Pierre Buyoya est au pouvoir. Formé à l’ERM (Bruxelles), Saint-Cyr (France) et Hambourg, il renverse son prédécesseur afin de rétablir une république démocratique et de réconcilier Hutus et Tutsis.

Suite au prochain épisode 🙂  et …. Bonne année 2017 !!!

Le Cappuccino sans… machine!

Dans la vie, il faut s’adapter 🙂  Que faire lorsqu’on est dimanche, qu’une envie de cappuccino vous prend et que le Buja Café où les cappu sont divins est fermé ou un peu loin ? On improvise !

Prenez ½ tasse de lait (rwandais en l’occurrence) et chauffez le doucement dans une casserole (ou au micro-onde pour les mieux lotis)

Dès qu’il est tiède, fouettez le lait en tenant le fouet entre vos deux mains. Le lait monte et mousse comme des blancs en neige !

Entre temps, vous avez fait un espresso avec votre café burundais dans votre cafetière napolitaine (ouf, on l’a emmenée!)

Déposez délicatement la mousse à l’aide d’une cuillère sur le café et dégustez 🙂

Joyeux Noël !

Voilà un bon moment que nous n’avons pas écrit, il faut dire qu’entre le début du boulot, une semaine sans électricité et d’autres chamboulis, nous avons été bien bien occupés !

J’ai bien commencé le boulot à l’ambassade. Les débuts n’ont pas été évidents, en partie à cause d’un microbe intestinal qui m’a clouée au lit pendant 4 jours et m’a complètement assommée ! « Le Burundi te baptise ? » m’a dit un collègue ! C’est à peu près ça ! Beaucoup de défis en un coup, donc… Les choses se sont apaisées, je fais mon trou dans le service et  je trouve mes marques et mes démarques dans le Monde Diplomatique (qui ne correspond pas toujours au « vrai » monde 😉 ).

Nous avons ensuite expérimenté la vie sans électricité pendant 6 jours. Un pylone s’est effondré, a été “réparé” à l’africaine et la réparation a tenu… 4h! 6 jours rigolos ou ennuyeux, depuis l’humour du diner aux chandelles tous les soirs jusqu’aux effluves de frigo chaud pas franchement agréables! La logistique n’est pas évidente dans ces cas-là, c’est alors qu’on réalise comme il nous est automatique d’allumer dans une pièce, d’allumer un ordinateur, de manger de la nourriture bien conservée et de pouvoir lire au lit le soir ! On a quand même craqué au bout de 4 jours, cela nous a donné une excuse pour aller manger un spaghetti bolo au Waka waka ! Ce matin, c’était au tour de l’eau d’être coupée, ouf, cela n’a pas duré longtemps mais nous a rappelé de faire un bidon de réserve. Nous prenons cela avec philosophie, à quoi bon s’énerver quand on ne peut rien y faire ? 🙂 Ce n’est pas l’attitude de tout le monde, c’est assez intéressant de voir s’énerver certains qui sont là depuis 25 ans parce qu’on devient improductif 20min au boulot :p La patience est pourtant ici le maitre mot!

Nicolas finit sa dernière semaine avant les vacances. “Ses examens” se sont bien passés, nous rions des perles des élèves ! Il a bientôt fini ses corrections  et s’amuse des crottes laissées sur les copies par… Gaspard le lézard (rappelez-vous, il vit dans le bureau) et des traces laissées par les termites qui grignotent les meubles. Hihi, la vie africaine nous rattrape toujours.

Vous avez le bonjour de Mathias le cafard (non, je ne m’y fais décidément pas… en plus, il est très malin !), de Ségolène la grenouille de l’évier (mais elle n’est pas restée longtemps) et d’Astrid la mante religieuse de la cuisine, partie aussi très vite. Il faut croire que vivre avec des belges n’est pas recommandé en ce moment ! ; ). Gaspard le lézard est heureusement toujours là.

Pour Noël, nous avons un souper prévu samedi avec des gens chouettes et simples, voilà qui nous correspond bien ! Nous avons du mal à réaliser que nous sommes à Noël, certains cafés diffusent des chants qui se chargent de nous le rappeler mais le climat tropical rend cela très étrange!

Pour le reste, nous allons bien et sommes en sécurité.

Nous vous envoyons plein de soleil pour éclairer vos sapins et de gros bisous!

PS: Vous pouvez maintenant laissez des commentaires sur nos articles sans vous enregistrer.

Le contrôle technique

La semaine passée, Céline et moi sommes allés au Contrôle Technique pour faire agréer notre nouvellement acquise “petite” rav4, toute une histoire …

Premier défi : savoir où aller … La majorité des expat. ne vont pas au C.T., ils envoient leur mécano de référence avec le véhicule (ou sans le véhicule mais avec un billet de BIF 10.000 , 3,5 euros).

Après quelques coups de fil et l’aide d’un collègue burundais, nous situons l’emplacement et nous mettons en route. Arrivés à proximité, nous voyons un panneau branlant pointant vers une piste…. bon c’est parti. Nous passons un grand portail (à la Jurassic Park, groaaaar) juste après avoir croisé des gars occupés à désosser une voiture, mauvaise augure ?

Au milieu d’un cimetière de bus japonais, reste d’une coopération de jadis, nous sommes accostés par Yvan qui sera notre sympathique contrôleur dédié. Je paie les frais et taxes requis. Avant de passer le contrôle proprement dit, nous “devons” acheter une paire de bandes réfléchissantes à 6000 francs  (2,5€ mais c’est pas rien pour ici), nous nous demandons s’ils n’essaient pas de nous faire un prix muzungu (blanc). En le leur demandant,  ils nous proposent 3000 pour une bande coupée en deux (merci les gars…) mais sans facture (garantie du prix juste) et un petit plus pour leur courage à transgresser la loi.

Nous passons au contrôle : pas d’inspection des phares, du niveau d’huile, d’eau ou que sais-je, non, nous passons de suite au test des freins qui révèle (évidemment) une faiblesse du frein arrière droit, indicateur de l’appareil de test à l’appui. La personne m’ayant vendu la voiture me rassure au téléphone : “tiens, ma voiture avait le même problème”. La machine donne visiblement toujours ce résultat…  Ah!

Il était l’heure de sortir notre Joker : en payant les frais et taxes, la caisse nous devait quelques francs de retour mais celle-ci n’ayant pas de change, j’ai proposé à Yvan de “laisser” cet argent…

Grâce à notre atout, nous arrivons à un compromis burundais (comme le belge mais en différent) : nous recevons notre vignette du C.T., nous pouvons rouler sans problème et repasserons “une autre fois” remplacer cette plaquette en “mauvais état vraiment”. Comment faire en sorte de n’accuser personne de quoi que ce soit et que tout le monde s’y retrouve, formidable ! Par souci de politesse, j’accepte de donner mon numéro à Yvan “pour le remplacement de la plaquette”.

Une chouette aventure sans grand danger finalement, si ce n’est les messages bon enfant mais incessants de Yvan sur Whatsapp :p  !

 

 

Bienvenue!

Bonjour à tous et soyez les bienvenus sur le blog des Lambo’loux au Burundi 🙂

Céline est bien arrivée, le vol et l’attente à Addis Abeba (en plus il y faisait froid!) ont été longs mais voir la bouille bronzée de Nicolas à l’aéroport valait bien ces longues heures!

Les premières surprises ont été la chaleur (quand même…), les paysages (la ville est très verte et est entourée de collines, rien à voir avec une mégapole africaine super polluée)… et la conduite en douceur des Burundais! C’est juste un peu le bazar mais il y a de l’espace et ils sont caaaaaaalmes! Nicolas est ici chez lui, tout est smooth  😉

Niveau chaleur, c’est variable, il y a beaucoup de vent et nous rentrons pour de bon dans la saison des pluies, avec un (gros) orage par jour en moyenne.

Le lendemain, nous sommes allés faire un petit tour dans le centre, de quoi acheter quelques légumes puis nous sommes allés chez Juvénal et Espérance manger une brochette, près de l’école de Nicolas. Le soir, invitation pour une tartiflette chez les voisins du dessus, qui visiblement étaient en manque de fromage!

Nous sommes TRES (trop?) bien installés. C’est aussi l’avis de Gaspard, le lézard qui a élu domicile dans le bureau! Nous sommes entourés d’oiseaux le jour et de grillons le soir, c’est super agréable. Céline ne s’habitue pas encore à Mathias et Tobyas les cafards mais espère que ça va venir  :S

Le dimanche après-midi, nous sommes allés boire un verre sur une terrasse au coin du lac Tanganyika, à deux pas de la maison, où des hippos sont venus nous dire coucou !

Nico a pu parfaire son cri  d’hippopotame 🙂 De beaux oiseaux étaient aussi au rendez-vous.

En saison des pluies, on distingue clairement les monts congolais d’en face (à 20-30 km) qui ressortent entre les nuages.

Nous sommes finalement restés pour manger une brochette-frite…Ne vous fiez pas au ticket, la brochette de poisson était délicieuse !

En comptant 1h entre la commande et l’arrivée de l’assiette (c’est tout à fait dans la moyenne…), nous avons eu le loisir de voir le soir tomber et les villages de la berge congolaise s’allumer!

 Nico a repris le chemin de l’école le lundi (période bulletin et conseils de classe) et Céline se prélasse chez nous, entre l’installation, le plaisir de la lessive à la main et de grosses siestes 🙂 avant de commencer le 1er décembre à l’ambassade. Le premier contact avec les collègues est en tout cas déjà positif!

A bientôt !

 


 

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