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Les Lambo'loux

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Daily life

Petit retard

Nous adressons nos excuses à notre lectorat, en raison d’un incident indépendant de notre volonté, la publication des articles et des photos de cet été est fortement retardée. Nous savons que vous êtes impatients de savoir si (belle-)maman et (beau-)papa se sont fait mordre par un crocodile en juillet… patience, vous le saurez bientôt.

Sachez que nous allons bien, la rentrée s’ est bien passée. Nous espérons que c’est le cas pour vous aussi.

Ps: L’explication à ce retard est simple et véridique : Céline a malencontreusement renversé  la Primus de Nicolas sur l’ordinateur. Nous pensions avoir sauvé  la situation mais les fourmis sont entrées dans l’ordinateur pour lécher les restes de bière! Depuis, il ne s’ allume plus et est en réparation!

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Kigali

Après l’Ouganda, nous cherchions une petite escapade de 3 – 4jours et nous avons choisi … Kigali !

Capitale du Rwanda, pays limitrophe au nord du Burundi, la ville n’est qu’à 40 min d’avion de Buja mais pas mal d’euros, comme la plupart des vols partant d’ici.

Étendue sur plusieurs collines, Kigali donne assez vite un sentiment d’espace, voire parfois un peu de vide, les rues du centre sont agréablement propres et très (trop ?) entretenues. Mais le plus étonnant pour nous qui sortons de Buja, c’est l’ordre ! Pas de klaxon, de triple files, de contre sens sauvage, tout est super lisse et comme il faut. Il semble exister pas mal d’interdiction (et d’amendes) dont une que nous avons enfreint sans le savoir: interdiction de marcher sur les bandes herbeuses le long des trottoirs ! Rappel à l’ordre sympathique mais énergique des passants.

Notre première « visite » fut pour le mémorial du génocide de ’93, pas vraiment excitant mais à nos yeux indispensable. Le mémorial est divisé en plusieurs parties et la première est un parcours retraçant la chronologie du drame. Au fil d’une dizaine de pièces, les faits sont présentés, sans concession, froidement diront certains. Les atrocités ne sont ni cachées ni atténuées, tout est là mais dans une excellente proportion : ni trop, ni trop peu (avec mon petit cœur, j’ai quand même du raccourcir une des salles).

La seconde partie, plus courte, consacre une pièce par génocide ou massacre (Juifs, Arméniens, Yougoslaves …) et la dernière partie est le mémorial proprement dit, un cimetière avec les dépouilles de très nombreuses victimes, lieu de recueillement

Le lendemain nous visitions le second mémorial de Kigali, celui des Casques bleus belges. On vous refait l’histoire en court : afin de déclencher un retrait des militaires internationaux présents sur place et pouvoir appliquer leurs plans, les génocidaires ont séquestrés et abattus 10 casques bleus belges.

De nouveau, pas très joyeux mais incontournable. Le mémorial se situe dans la baraque où ils ont été séquestrés. Encore une fois, ça pourrait être super glauque mais c’est réaliste, précis et respectueux. Voilà qui nous donne l’occasion de nous replacer dans notre histoire belge et de réaliser l’impact que la Belgique a eu ici.

Nous sommes sortis de là très …calmes et aussi très satisfaits d’avoir vu ces deux mémorials, ces visites nous tenaient vraiment à cœur. Nous les avons visité une fois, ne sommes pas surs que nous y retournerons mais nous sommes surs de retourner à Kigali, c’est qu’il y a donc d’autres choses….

Vous l’aurez compris, la ville n’est pas un pôle touristique à proprement parler, il y a le grand mémorial, celui des militaires belges et un ou deux musées, that’s it. A nos yeux, les vrais plus de la ville furent … les restaurants et le cinéma 😀 !!! Le choix de resto étant plus réduit à Buja et le cinéma inexistant, nous avons profité de notre escapade pour satisfaire nos papilles et s’en mettre plein les yeux (Pirates des Caraïbes 5 en 3D, waaouu). Les petits plaisirs qui nous semblaient quelconques il y a un an sont devenus des moments uniques !

Ouganda II : Murchison falls & safari

Voici la deuxième partie de nos aventures ougandaises : Le parc des Murchison Falls et son safari !!! Peureux de petites et grosses bêbêtes s’abstenir !

 

Céline avait trouvé un organisateur d’excursion – le « Red Chilli » – possédant également une belle auberge à Kampala et un site de logement dans le parc. Les prix sont attractifs, le programme à l’air sympa, on y va !

Premier jour : Kampala => Murchison Falls

Après avoir passé la nuit à l’auberge de Kampala, nous prenons la camionnette qui nous transportera pendant 3 jours. Première bonne nouvelle, nous ne sommes que 4 alors que l’autre camionnette emporte 8 personnes, yes !

Nous nous mettons en route et voyons se succéder les décors de l’Ouganda, lacs, marais, plaines plus ou moins fertiles,… On ne peut s’empêcher de comparer la bonne qualité des routes avec ce que nous avons ici ;-).

Arrivés vers 14h, nous commençons avec une petite randonnée autour des chutes (Falls en anglais) de Murchison, un chic géologue anglais. Véritable centre du parc, il s’agit d’une des chutes d’eau les plus puissantes du monde ! Malgré la terrible chaleur, nous avons résisté à l’envie de sauter dedans (ooh c’était dur).

 

Le goulot est un des points les moins larges du Nil, à tel point que Churchill déclara : « Ten pounds would throw a bridge across the Nile at this point ». Un pont fut construit en ’60, juste après le passage de Queen Mother,  et emporté par les flots en ’62, probablement pas cher, surement mal étudié 😉 .

La belle balade finie, installation au campement ! Surprise, pas d’eau mais à la place ….. un vieux phacochère. Vous me connaissez, j’étais ravi (quoique pas très rassuré).

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Second jour : Game drive (« LE » safari) et excursion en bateau jusqu’aux chutes.

Le second jour est arrivé, en route pour le safari ! Nous nous levons d’assez bonne heure, attrapons notre sakàptidej et sautons dans la camionnette. Après la traversée du fleuve au soleil levant, nous sommes accueillis sur l’autre rive par une joyeuse bande de babouins, on ferme les fenêtres et cache la nourriture, chafouin les babouins !

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La balade en voiture nous permet d’un peu mieux réaliser l’immensité du parc, du vert, de l’eau, des plaines et collines à perte de vue, à 360° , whaouw. Le Soleil termine de se lever et nous croisons d’abord de nombreuses espèces d’antilopes dont « Ouganda Kob » avec son rimmel et son cousin à l’air crétin le Bubale .

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Ensuite, des girafes, plein de girafes ! Le décor est magnifique et nous apercevons çà et là des buffles et des phacochères (sauvages, des durs, des vrais Pumbas).

Nous profitons d’une pause pour monter nous asseoir sur le toit. Le vent dans les cheveux, l’air frais sur le bout de la truffe, c’est encore mieux que depuis l’intérieur !

Au passage, quelques carcasses nous rappellent que nous ne sommes pas dans un zoo, non Monsieur non !

Pause petit-déj avec les grues (emblème de l’Ouganda) et les hippos. Ceux-là, nous commençons à les connaître et serons bientôt blasés.

En rentrant pour le dîner, relativement surs de ne rien voir de neuf nous tombons sur des éléphants ! De loin au début, ils ont eu la gentillesse de se rapprocher un peu, sympa les pachi.

 

Repu du dîner, nous repartons pour l’excursion en bateau vers les chutes. Nous croisons des éléphants jouant à cache-cache et avons milles occasions d’observer les oiseaux sur la rive, les hippos dans l’eau, les crocos au soleil et les girafes dans les arbres. Que demander de plus ? Nous sommes conquis et ravis.

Troisième et jour : Réserve de Rhino et retour sur Kampala

La fin du trip s’annonce déjà et nous rentrons à Kampala en nous arrêtant dans une réserve de Rhino blanc 5ziwa Rhino Sanctuary). Ceux-ci ont disparu des réserves naturelles, passant de 300 en 1970 à …0 en 83. La réserve que nous visitons a ouvert en 98 avec 2 rhino « importés », ils sont maintenant une petite vingtaine dont des petits nés dans la réserve.

Grosse masse, petite masse, ils ont surtout l’air d’aimer l’ombre et les câlins de groupe !

Funny Facts :

  • Le bubale n’a pas juste l’air benêt, il semblerait qu’il ait une très très mauvaise mémoire. Poursuivi par un prédateur, il lui arrive d’oublier pourquoi il court et ralentir sa course…. fatal ! Heureusement pour lui, son excellent odorat, ouïe et vitesse de course compensent. On ne peut pas tout avoir !
  • Les rhino blancs sont …. gris ! Tout comme les rhino noirs. Mais ils sont plus gros que ces derniers, une tête plus massive dont portée plus bas. Les rhino blancs, vivant dans des zones à herbes basses, se déplacent en poussant leurs petits devant eux tandis que les rhinos noirs, vivant dans des zones à herbes hautes, doivent passer devant pour frayer un chemin. Un peu comme les mamans blanches et noires en fait J!
  • Face à un lion ou une hyène, on ne tourne pas le dos, l’animal vous assimilerait à une proie et hop ! Il faut se montrer agressif et encore plus badass que l’animal. C’est qui le patron ?!?
  • Les hippo peuvent marcher au fond de l’eau car leurs os sont lourds, ils ne contiennent pas de poches d’oxygène et donc ne subissent pas de poussée d’Archimède (appelez-moi si vous voulez un refresh là-dessus 😉 ) .

La pénurie d’or noir

«Dépendants du pétrole ? Allons donc ! », entendons-nous parfois. Et pourtant… Que ceux qui n’y croient pas encore viennent faire un tour chez nous ! Après la “pénurie”* de sucre (qui dure toujours), voici la “pénurie”* de carburant. Rien de bien méchant au début, 2-3 jours de files aux stations service opérationnelles puis tout revenait dans l’ordre. Mais depuis 10 jours, pas de solution à l’horizon. Dès 4h du matin, les files commencent aux stations qui fonctionnent encore et ce, pour tout la journée, ou quelques heures selon le stock. Les heures d’attente guettent les bus, les taxis, les particuliers, les camions et les motos et les distributions sont rationnées.

C’est tout un système économique qui est chamboulé. Les travailleurs et fonctionnaires ne trouvent plus de bus approvisionnés pour se rendre au travail, les chauffeurs ne trouvent plus d’essence pour gagner leur croûte, les embouteillages se multiplient derrière les véhicules en panne, les marchandises sont transportées au ralenti, le prix des trajets en bus ou taxi explose et le marché noir aussi…

Même l’hippopotame que nous avons croisé hier soir, broutant l’herbe du terrain de foot près de la station service du coin (hihi !) n’en croyait pas ses yeux…

La logistique énergétique se complique: “si on n’a pas de courant pendant longtemps, il faut aller faire les courses plus souvent ou manger dehors, faute de frigo”. “Oui, mais si on n’a pas de carburant, il vaut mieux faire les courses en une fois!”.  “Mais en même temps, s’il y a une coupure d’eau, c’est difficile de faire cuire les patates à la maison”… Rhoooooo! Et nous ne parlons même pas de ceux qui utilisent un générateur au pétrole en cas de panne de courant!

Bon… ce n’est pas l’Afrique qui va s’adapter à nous, faisons au jour le jour. Nos habitudes vont une fois de plus devoir changer : et si on allait à pied au boulot tous les jours ? 🙂

* pour les explications que ce terme recouvre, vous pouvez nous contacter 😉

Ouganda I : Kampala et Mabira Forest

Bonjour à tous,

Voici enfin le récit de nos aventures de Paques 🙂
Nous avons pris un break de 10 jours pour nous rendre « dans le coin » et visiter l’Ouganda ! La destination était surprise pour Nicolas, j’ai plus ou moins réussi à garder le secret jusqu’au matin du départ.

Nous avons commencé par nous installer 3 jours à Kampala, heureusement un peu à l’écart du centre ville bondé et frénétique. La plus grande surprise : les supermarchés, le cinéma et les centres commerciaux ! Nicolas et Céline, les deux extraterrestres qui découvrent la modernité. Ni une ni deux, nous en avons profité pour racheter des vêtements (pour moi) et flâner dans les rayons de produits somme toute banals mais ô combien incroyables pour nous !
Quel plaisir aussi de se promener dans une atmosphère légère, moins imprégnée de vigilance, de pauvreté et de méfiance. Cela nous a fait le plus grand bien.

Le deuxième jour, l’appel de la forêt s’est fait sentir 🙂 . J’avais entendu parler d’un camp tyrolienne dans la forêt de Mabira et nous étions curieux d’aller y faire un tour. La première jungle rencontrée fut la gare des bus de Kampala !


Après plusieurs demandes en anglais-luganda, nous voici devant un mini bus qui, apparemment, prendra la bonne route. Le mot d’ordre ici est « fais confiance ou ne fais rien» ! En attendant que le bus soit bondé (rentabilité max !), nous avons été distraits par le pharmacien du coin venu vanter les miracles d’un de ses produits. Malgré notre très faible niveau de luganda, nous avons compris que sa poudre faisait des miracles contre les rhumes, les maux de ventres et les maux de tête. Quand le pharmacien qui vendait un flacon à une jeune femme a fait un petit clin d’oeil en direction de son mari accompagné d’un mime explicite, nous avons conclu que la poudre en question devait aussi solutionner un autre genre de tracas!
30 minutes plus tard, enfin, nous voilà partis. Sur le bord de la route durant le trajet, nous avons ensuite été témoins d’un vol de gsm. Le voleur s’est enfui en courant sous les cris des passagers du bus qui tentaient de l’attraper, penchés par les fenêtres ! Nous avons donc à nouveau fait confiance au chauffeur pour qu’il roule droit et ne cède pas au mouvement !

Nous sommes finalement tant bien que mal arrivés à destination, au milieu d’une petite ville. Pour se rendre dans la forêt, nous avons pris 2 bodas bodas (taxi moto), qui nous ont emmenés à travers des plaines splendides. Soudain, au détour d’un tournant, est apparue d’un coup la forêt Mabira : waw ! Un gigantesque mélange d’odeurs, de couleurs, d’arbres immenses et de méli-mélo de lianes sur lesquelles l’on s’attendrait à voir passer Tarzan.
Arrivés au camp, une petite pause lunch s’imposait après nos aventures du matin… entre « bolo » ou « poisson du lac», nous avons opté pour le second, plus local… Mmmh, une tête de tilapia! Bon appétit :


Impatients, nous avons ensuite écouté les consignes, nous sommes équipés, puis, en route dans la forêt ! La tyrolienne était composée de 6 tronçons au-dessus de la canopée, de plus en plus longs. Le plus dur fut de grimper le premier arbre, à 80m de hauteur. Notre moniteur, en chemise, a couru tranquillement en haut de l’arbre, sans corde. Il nous a précisé que nous étions attachés afin de ne pas risquer de tomber si nous étions surpris par une chenille 🙂 Nous voilà rassurés!

   

Quel spectacle et quel sensation d’être près des oiseaux, en haut d’un arbre qui bouge avec le vent 🙂


Haaayiyayiyaaaa !!!!!!!

(La suite au prochain épisode et d’ici là, portez-vous bien 🙂 )

 

Visite d’Henri et Amaury :)

Qui a dit que nous habitions loin ? Ce n’est ni la distance, ni les aléas adminsitratifs qui ont découragé nos deux amis Henri et Amaury de « faire un crochet » par chez nous après un tour en Tanzanie !

S’ils nous lisent, qu’ils sachent que ce fut un réel plaisir de passer 4-5 jours en leur compagnie !

Malgré nos horaires de travail, nous avons pu organiser de chouettes visites dans nos lieux quotidiens. Quant à moi, j’ai pris congé vendredi: et hop, nous voilà partis pour la réserve de la Rusizi, à quelques km au nord de Bujumbura. Malgré que la réserve ait perdu ses touristes d’antan, nous avons été très bien accueillis par notre guide, qui nous a fait monter sur un petit bateau sur la rivière Rusizi, direction le lac.

Armés de jumelles, nous avons pu observer de près les hippos qui paraissaient le long des berges.

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Au retour, un petit verre sur la plage en admirant le calme paisible du lac et les pirogues passer nous a encore permis d’apercevoir quelques hippos bailler aux corneilles.

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Une soirée jusqu’aux petites heures nous a poussés à passer un samedi farniente, au bord de la piscine et de la plage. D’aplomb le dimanche, nous revoilà partis pour une matinée en bateau sur le lac Tanganyika, avec une baignade au milieu ! Pas de panique, avec ses 2km de fond, pas d’hippo ou de croco dans ces zones là (mais on y pensait quand même…).

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Qui seront nos prochains visiteurs ?

Les transats vous attendent ! 🙂

Cibitoke

Ca y est, je trépignais en y pensant, voila enfin ma première sortie sur le terrain!

J’ai eu l’honneur d’accompagner l’ambassadeur à Cibitoke, province du nord du Burundi, prise en sandwich entre la RDC et le Rwanda. Il parait qu’à sa pointe, on peut voir les deux frontières à la fois, je n’ai pas eu la chance d’aller jusque là. C’est aussi la province des ananas par excellence. A la question de savoir où ils poussent exactement, la réponse d’un burundais est sans équivoque: “précisément, dans la campagne”. Reste que nous n’avons vu aucun champ malgré la précision de l’indication 😉

Bref, me voici à 8h avec mes bottines, un pull, ma gourde et mes galettes de riz, prête à monter dans l’énorme voiture blindée agrémentée du petit drapeau belge (un peu ridicule). L’escorte militaire est là, nous voilà partis! (amusant mais quel cirque tout de même…)

Qui dit visite officielle, dit rencontre du dirigeant local, heureux de vanter la sécurité et le bien-être de sa région. Même si “tout va bien dans le meilleur des mondes”, il nous sera possible dans la journée de néanmoins… comment dire…. entr’apercevoir au détour de certains chemins… certains… disons… euh… points d’amélioration!

Tout le protocole s’est joint à nous pendant la journée, j’étais la seule femme au milieu de 20 hommes. Voilà qui est idéal pour observer les choses et passer inaperçue. Pour les locaux, j’étais littéralement invisible, ou plutôt indigne d’intérêt! La visite a débuté par un centre de santé, au milieu d’une colline et d’un village paumé. Pour autant qu’on puisse appeler cela un centre de santé… 3 bâtiments accueillent un service de maternité, de consultations prénatales et de planning familial ; un service de consultations ambulatoires et le logement des infirmiers. Il a été ouvert en novembre et les couloirs sont déjà remplis. Pas de médecin, juste quelques infirmières qui relayeront les cas les plus graves vers les centres et hôpitaux plus gros de la région (à minimum 30 min de route). Quasi pas de matériel, tout au plus du désinfectant et une table d’accouchement. Et le comble : pas d’électricité et quasi pas d’eau ! La honte… L’idée avait été d’installer des panneaux solaires sur le toit mais visiblement la gestion des fonds en a décidé autrement. En tant que membre de la coopération belge, j’avais un peu envie de disparaitre ! Le travail de prévention est dur : par exemple, les moustiquaires distribuées pour prévenir le palu sont souvent réutilisées par les villageois en filets de pêche ou protection pour leurs cultures. La pauvreté est impressionnante…

Nous avons ensuite traversé quelques villages pour déboucher sur une magnifique vallée dans laquelle a été construite une prise d’eau (un barrage) qui permet de rediriger la rivière vers des canaux plus petits pour irriguer des champs. Quel plaisir de sortir un peu du bureau et de se retrouver les pieds dans la gadoue au grand air devant un paysage incroyable ! Le dirigeant local avait l’air un peu moins à l’aise dans son beau costume et ses chaussures en croco 😉

Après un diner un peu formel, nous sommes allés visiter un centre de formation professionnelle, dont l’objectif est de devenir autonome grâce aux revenus qu’il génère. Le centre est composé de plusieurs petits bâtiments accueillant chacun une discipline : menuiserie, apiculture, électricité, maçonnerie, transformation agro-alimentaire, plomberie, soudure… L’idée est que les élèves en agro-alimentaire cuisinent pour le centre, que la menuiserie crée les ruches, que les élèves maçons construisent les bâtiments, que le miel et des meubles soient vendus,… bref, une économie la plus circulaire possible. Le défi de trouver des formateurs compétents et de quoi les payer reste par contre présent. Le centre a aussi créé des partenariats avec des artisans qui accueillent des stagiaires et qui, en échange, peuvent « louer » du matériel et des équipements (machines à coudre…) à un prix avantageux sous forme de leasing.

Pour finir la journée, un petit détour par une école primaire, à la limite de la RDC, dotée de nouveaux bâtiments. Quel accueil, ça grouillait d’enfants partout, c’est là qu’on réalise que la démographie explose ici ! Je me suis aussi demandé comment font les élèves pour se concentrer devant un paysage si beau par la fenêtre ! Comme dans la plupart des écoles, l’enseignement est doublé et alterné le matin et l’après-midi : une partie des élèves vient le matin, l’autre l’après-midi afin de limiter le nombre d’enfants par classe (cela permet d’en avoir 40 ou 50 dans les classes au lieu de 80-100 en horaire complet). Pour les profs, ce sont de rudes journées…

J’espère pourvoir avoir accès aux photos prises par mes potes militaires pour vous les partager !

En attendant, gros bisous de Gaspard et à la prochaine!

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Joyeux Noël !

Voilà un bon moment que nous n’avons pas écrit, il faut dire qu’entre le début du boulot, une semaine sans électricité et d’autres chamboulis, nous avons été bien bien occupés !

J’ai bien commencé le boulot à l’ambassade. Les débuts n’ont pas été évidents, en partie à cause d’un microbe intestinal qui m’a clouée au lit pendant 4 jours et m’a complètement assommée ! « Le Burundi te baptise ? » m’a dit un collègue ! C’est à peu près ça ! Beaucoup de défis en un coup, donc… Les choses se sont apaisées, je fais mon trou dans le service et  je trouve mes marques et mes démarques dans le Monde Diplomatique (qui ne correspond pas toujours au « vrai » monde 😉 ).

Nous avons ensuite expérimenté la vie sans électricité pendant 6 jours. Un pylone s’est effondré, a été “réparé” à l’africaine et la réparation a tenu… 4h! 6 jours rigolos ou ennuyeux, depuis l’humour du diner aux chandelles tous les soirs jusqu’aux effluves de frigo chaud pas franchement agréables! La logistique n’est pas évidente dans ces cas-là, c’est alors qu’on réalise comme il nous est automatique d’allumer dans une pièce, d’allumer un ordinateur, de manger de la nourriture bien conservée et de pouvoir lire au lit le soir ! On a quand même craqué au bout de 4 jours, cela nous a donné une excuse pour aller manger un spaghetti bolo au Waka waka ! Ce matin, c’était au tour de l’eau d’être coupée, ouf, cela n’a pas duré longtemps mais nous a rappelé de faire un bidon de réserve. Nous prenons cela avec philosophie, à quoi bon s’énerver quand on ne peut rien y faire ? 🙂 Ce n’est pas l’attitude de tout le monde, c’est assez intéressant de voir s’énerver certains qui sont là depuis 25 ans parce qu’on devient improductif 20min au boulot :p La patience est pourtant ici le maitre mot!

Nicolas finit sa dernière semaine avant les vacances. “Ses examens” se sont bien passés, nous rions des perles des élèves ! Il a bientôt fini ses corrections  et s’amuse des crottes laissées sur les copies par… Gaspard le lézard (rappelez-vous, il vit dans le bureau) et des traces laissées par les termites qui grignotent les meubles. Hihi, la vie africaine nous rattrape toujours.

Vous avez le bonjour de Mathias le cafard (non, je ne m’y fais décidément pas… en plus, il est très malin !), de Ségolène la grenouille de l’évier (mais elle n’est pas restée longtemps) et d’Astrid la mante religieuse de la cuisine, partie aussi très vite. Il faut croire que vivre avec des belges n’est pas recommandé en ce moment ! ; ). Gaspard le lézard est heureusement toujours là.

Pour Noël, nous avons un souper prévu samedi avec des gens chouettes et simples, voilà qui nous correspond bien ! Nous avons du mal à réaliser que nous sommes à Noël, certains cafés diffusent des chants qui se chargent de nous le rappeler mais le climat tropical rend cela très étrange!

Pour le reste, nous allons bien et sommes en sécurité.

Nous vous envoyons plein de soleil pour éclairer vos sapins et de gros bisous!

PS: Vous pouvez maintenant laissez des commentaires sur nos articles sans vous enregistrer.

Le contrôle technique

La semaine passée, Céline et moi sommes allés au Contrôle Technique pour faire agréer notre nouvellement acquise “petite” rav4, toute une histoire …

Premier défi : savoir où aller … La majorité des expat. ne vont pas au C.T., ils envoient leur mécano de référence avec le véhicule (ou sans le véhicule mais avec un billet de BIF 10.000 , 3,5 euros).

Après quelques coups de fil et l’aide d’un collègue burundais, nous situons l’emplacement et nous mettons en route. Arrivés à proximité, nous voyons un panneau branlant pointant vers une piste…. bon c’est parti. Nous passons un grand portail (à la Jurassic Park, groaaaar) juste après avoir croisé des gars occupés à désosser une voiture, mauvaise augure ?

Au milieu d’un cimetière de bus japonais, reste d’une coopération de jadis, nous sommes accostés par Yvan qui sera notre sympathique contrôleur dédié. Je paie les frais et taxes requis. Avant de passer le contrôle proprement dit, nous “devons” acheter une paire de bandes réfléchissantes à 6000 francs  (2,5€ mais c’est pas rien pour ici), nous nous demandons s’ils n’essaient pas de nous faire un prix muzungu (blanc). En le leur demandant,  ils nous proposent 3000 pour une bande coupée en deux (merci les gars…) mais sans facture (garantie du prix juste) et un petit plus pour leur courage à transgresser la loi.

Nous passons au contrôle : pas d’inspection des phares, du niveau d’huile, d’eau ou que sais-je, non, nous passons de suite au test des freins qui révèle (évidemment) une faiblesse du frein arrière droit, indicateur de l’appareil de test à l’appui. La personne m’ayant vendu la voiture me rassure au téléphone : “tiens, ma voiture avait le même problème”. La machine donne visiblement toujours ce résultat…  Ah!

Il était l’heure de sortir notre Joker : en payant les frais et taxes, la caisse nous devait quelques francs de retour mais celle-ci n’ayant pas de change, j’ai proposé à Yvan de “laisser” cet argent…

Grâce à notre atout, nous arrivons à un compromis burundais (comme le belge mais en différent) : nous recevons notre vignette du C.T., nous pouvons rouler sans problème et repasserons “une autre fois” remplacer cette plaquette en “mauvais état vraiment”. Comment faire en sorte de n’accuser personne de quoi que ce soit et que tout le monde s’y retrouve, formidable ! Par souci de politesse, j’accepte de donner mon numéro à Yvan “pour le remplacement de la plaquette”.

Une chouette aventure sans grand danger finalement, si ce n’est les messages bon enfant mais incessants de Yvan sur Whatsapp :p  !

 

 

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