L’actualité n’est pas toujours mauvaise et fait parfois sourire 🙂 Le R et le L sont souvent confondus, en raison du kirundi. Cela crée parfois des expressions originales! Voici quelques extraits de presse amusants:

  • « au Burundi, il faut une attestation de résilience » (et non de résidence)
  • « La mairie va procéder à l’épilation des caniveaux » (et non l’épuration)
  • « le thème des érections présidentielles de 2015 est récurrent…»
  • « Des jeunes qui veulent se marier en province de … doivent désormais remplir certaines conditions dont le port de chaussures et la possession d’une habitation décente ainsi qu’un matelas. Mme…, gouverneur de la province, … qui a pris cette mesure indique qu’un garçon non préparé pour fonder un ménage, n’a qu’à patienter».
  • « Les élèves des écoles secondaires privées de la zone … et les policiers n’accordent pas de violons, ce qui crée une méfiance entre les deux parties. »
  • « La Regideso va bientôt procéder au système de délestage pour bien gérer l’électricité qu’il y a dans le pays, le directeur général indique qu’il compte répandre les compteurs de cash power dans tout le pays pour parier aux problèmes d’endettement. »

Et le dernier en date, qui parle du quartier où nous habitons :

” Bujumbura, le 30 juin 2017 (Net Press). Au cours des Karaokés qui se tiennent régulièrement pendant les weekends sur le terrain de football dit “Tempête”, tout prés du musée vivant, les hippopotames sortent fraichement du lac Tanganyika pour aller assister aux concerts  tenus par les différents célèbres musiciens, ce qui gène les mélomanes.

D’après nos sources, dans les quartiers de Kibenga lac, ces carnassiers sortent de l’eau à partir de 2 heures du matin pour y retourner à 5 heures, les habitants de cette circonscription craignent qu’ils ne soient dévorés par ces hippopotames et à partir de 16 heures, ces hippopotames embrassent les rues de Kinindo ouest, une localité située non loin du lac Tanganyika. Nos sources affirment que  pendant la fête musulmane de ce dimanche le 25 juin 2017, ces carnassiers ont fait irruption dans une foule, ce qui a provoqué la panique.

Des sources environnementalistes affirment que ces hippopotames sont devenus très nombreux au point qu’ils s’approvisionnent en herbe dans les environs du lac Tanganyika. Les habitants riverains demandent au gouvernement burundais que ces animaux aquatiques et terrestres soient surveillés pour éviter qu’ils soient abattus ou dévorent les individus à  leur passage.

 

Advertisements