«Dépendants du pétrole ? Allons donc ! », entendons-nous parfois. Et pourtant… Que ceux qui n’y croient pas encore viennent faire un tour chez nous ! Après la “pénurie”* de sucre (qui dure toujours), voici la “pénurie”* de carburant. Rien de bien méchant au début, 2-3 jours de files aux stations service opérationnelles puis tout revenait dans l’ordre. Mais depuis 10 jours, pas de solution à l’horizon. Dès 4h du matin, les files commencent aux stations qui fonctionnent encore et ce, pour tout la journée, ou quelques heures selon le stock. Les heures d’attente guettent les bus, les taxis, les particuliers, les camions et les motos et les distributions sont rationnées.

C’est tout un système économique qui est chamboulé. Les travailleurs et fonctionnaires ne trouvent plus de bus approvisionnés pour se rendre au travail, les chauffeurs ne trouvent plus d’essence pour gagner leur croûte, les embouteillages se multiplient derrière les véhicules en panne, les marchandises sont transportées au ralenti, le prix des trajets en bus ou taxi explose et le marché noir aussi…

Même l’hippopotame que nous avons croisé hier soir, broutant l’herbe du terrain de foot près de la station service du coin (hihi !) n’en croyait pas ses yeux…

La logistique énergétique se complique: “si on n’a pas de courant pendant longtemps, il faut aller faire les courses plus souvent ou manger dehors, faute de frigo”. “Oui, mais si on n’a pas de carburant, il vaut mieux faire les courses en une fois!”.  “Mais en même temps, s’il y a une coupure d’eau, c’est difficile de faire cuire les patates à la maison”… Rhoooooo! Et nous ne parlons même pas de ceux qui utilisent un générateur au pétrole en cas de panne de courant!

Bon… ce n’est pas l’Afrique qui va s’adapter à nous, faisons au jour le jour. Nos habitudes vont une fois de plus devoir changer : et si on allait à pied au boulot tous les jours ? 🙂

* pour les explications que ce terme recouvre, vous pouvez nous contacter 😉

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