La semaine passée, Céline et moi sommes allés au Contrôle Technique pour faire agréer notre nouvellement acquise “petite” rav4, toute une histoire …

Premier défi : savoir où aller … La majorité des expat. ne vont pas au C.T., ils envoient leur mécano de référence avec le véhicule (ou sans le véhicule mais avec un billet de BIF 10.000 , 3,5 euros).

Après quelques coups de fil et l’aide d’un collègue burundais, nous situons l’emplacement et nous mettons en route. Arrivés à proximité, nous voyons un panneau branlant pointant vers une piste…. bon c’est parti. Nous passons un grand portail (à la Jurassic Park, groaaaar) juste après avoir croisé des gars occupés à désosser une voiture, mauvaise augure ?

Au milieu d’un cimetière de bus japonais, reste d’une coopération de jadis, nous sommes accostés par Yvan qui sera notre sympathique contrôleur dédié. Je paie les frais et taxes requis. Avant de passer le contrôle proprement dit, nous “devons” acheter une paire de bandes réfléchissantes à 6000 francs  (2,5€ mais c’est pas rien pour ici), nous nous demandons s’ils n’essaient pas de nous faire un prix muzungu (blanc). En le leur demandant,  ils nous proposent 3000 pour une bande coupée en deux (merci les gars…) mais sans facture (garantie du prix juste) et un petit plus pour leur courage à transgresser la loi.

Nous passons au contrôle : pas d’inspection des phares, du niveau d’huile, d’eau ou que sais-je, non, nous passons de suite au test des freins qui révèle (évidemment) une faiblesse du frein arrière droit, indicateur de l’appareil de test à l’appui. La personne m’ayant vendu la voiture me rassure au téléphone : “tiens, ma voiture avait le même problème”. La machine donne visiblement toujours ce résultat…  Ah!

Il était l’heure de sortir notre Joker : en payant les frais et taxes, la caisse nous devait quelques francs de retour mais celle-ci n’ayant pas de change, j’ai proposé à Yvan de “laisser” cet argent…

Grâce à notre atout, nous arrivons à un compromis burundais (comme le belge mais en différent) : nous recevons notre vignette du C.T., nous pouvons rouler sans problème et repasserons “une autre fois” remplacer cette plaquette en “mauvais état vraiment”. Comment faire en sorte de n’accuser personne de quoi que ce soit et que tout le monde s’y retrouve, formidable ! Par souci de politesse, j’accepte de donner mon numéro à Yvan “pour le remplacement de la plaquette”.

Une chouette aventure sans grand danger finalement, si ce n’est les messages bon enfant mais incessants de Yvan sur Whatsapp :p  !

 

 

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